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Les minerais de cuivre, de nickel, de fer ou de zinc sont des marchandises sujettes au phénomène de liquéfaction lors de leur transport, notamment par voie maritime. Armateurs, chargeurs et autorités portuaires ont identifié comme dangereux ce phénomène depuis plus d’un siècle. Pourtant, les naufrages récents nous rappelle combien les effets de la liquéfaction de vrac solide peuvent être dévastateurs, tant d’un point de vue humain que matériel.
La liquéfaction résulte de la capacité de certaines marchandises à retenir l’eau. Ces marchandises, soumises à des vibrations lors du transport, libèrent l’eau qu’elles contiennent dans les cales. Se produit alors un effet de carène liquide qui, cumulé avec un ripage de la cargaison, peut engendrer une perte de stabilité du navire pouvant mener jusqu’à son chavirement.
Des actions ont été initiées, en vain car prises unilatéralement par de nombreux pays, pour donner un cadre réglementaire au chargement des marchandises sujettes à la liquéfaction. Mais face à la recrudescence de sinistres depuis 2010 qui seraient liés à la liquéfaction, le code BC (Safe Practice for Bulk Cargoes) a été remplacé par le code IMSBC (International Maritime Solid Bulk Cargoes).
En application depuis le 1er janvier 2011, ce nouveau code intègre un ensemble de mesures et de recommandations spécifiques quant au chargement des marchandises sujettes à la liquéfaction. Le code IMSBC distingue désormais 3 catégories de vrac sec :
• Catégorie A : marchandises présentant un risque de liquéfaction ;
• Catégorie B : marchandises présentant un risque chimique ;
• Catégorie C : marchandises ne présentant ni risque de liquéfaction ni risque chimique.
Pour les marchandises présentant un risque de liquéfaction (catégorie A), le code ISMBC rend obligatoire un certain nombre de mesures et précise les responsabilités de chaque partie.
Toujours par souci de mettre en place des “mesures pour renforcer la sécurité du transport des cargaisons qui peuvent se liquéfier”, un deuxième amendement au code IMSBC devrait être adopté en mai 2013 par le Comité de sécurité maritime (MSC) pour une entrée en vigueur obligatoirement le 1er janvier 2015.
Si l’amélioration de la sécurité du navire, de la marchandise et des équipages passe bien évidement par de telles mesures, il n’en demeure pas moins que certaines pratiques relèvent encore aujourd’hui de pratiques illégales. Nous souhaitons mettre en garde armateurs et capitaines que seul un expert spécialiste de la liquéfaction (à la mine et au port) est en mesure de réaliser l’échantillonnage et les procédures de certification.
Pour AXA Corporate Solutions, contribuer à la maîtrise de vos risques est une préoccupation majeure. C’est pourquoi notre équipe Marine & Transport Risk Consulting vous accompagne dans la nomination d’experts spécialisés partout dans le monde et vous conseille quant aux conditions de chargement à respecter.